L’Afrique du Sud sous surveillance internationale : des alertes sécuritaires croissantes secouent la première destination touristique du continent.
Émission d'avertissements aux voyageurs

Écrit par Omnia Hassan
Visages Afrique du SudUne vague croissante de surveillance internationale s'est manifestée après que l'Australie a rejoint les États-Unis et le Royaume-Uni en émettant des avertissements aux voyageurs à l'intention de ses citoyens, sur fond de montée de la criminalité, de la violence et des troubles liés aux tensions concernant l'immigration clandestine.
L'Australie tire la sonnette d'alarme
Dans une nouvelle mise à jour de ses conseils aux voyageurs, le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a exhorté ses citoyens à faire preuve d'une extrême prudence lors de leurs visites en Afrique du Sud, soulignant que les touristes sont devenus une cible fréquente des bandes criminelles dans les aéroports, les transports publics et les zones touristiques populaires.

Les autorités australiennes ont mis en garde contre des crimes tels que les vols à main armée, les détournements de véhicules, les fraudes financières, les vols de biens, ainsi que les escroqueries perpétrées par des personnes se faisant passer pour des policiers.
Elle a également insisté sur la nécessité d'éviter de voyager la nuit dans certaines villes et zones résidentielles connaissant des taux élevés de criminalité violente.
Des manifestations sont anticipées et des craintes de troubles généralisés sont à prévoir.
Ces avertissements interviennent alors que des groupes anti-immigration se préparent à organiser un blocage et des manifestations de grande ampleur le 30 juin, sur fond de colère publique face à la hausse du chômage et aux pressions économiques croissantes.
Les autorités craignent que ces mouvements ne perturbent les transports, n'entraînent la fermeture des principaux axes routiers et ne provoquent des violences sporadiques ou des dommages aux biens publics et privés, ce qui a incité de nombreux gouvernements à avertir leurs citoyens de se tenir à l'écart des rassemblements et des manifestations.
Washington et Londres sont sur la même longueur d'onde.
L’avertissement australien n’était pas le premier du genre, puisque les États-Unis et le Royaume-Uni continuent d’émettre des avertissements similaires à leurs citoyens, évoquant les risques de vols à main armée, de vols de voitures, d’agressions violentes et d’enlèvements dans certaines régions.
Les autorités britanniques ont également conseillé aux voyageurs d'éviter d'exhiber des objets de valeur, d'être prudents lorsqu'ils utilisent des distributeurs automatiques de billets et de prendre des précautions supplémentaires lors de leurs déplacements.
Les craintes de xénophobie augmentent.
Dans le même temps, la crainte d'un retour des vagues de violence xénophobe grandit sur le continent africain, incitant plusieurs pays, dont le Nigeria, le Ghana, le Malawi et le Mozambique, à surveiller la situation de leurs citoyens et à fournir un soutien consulaire aux migrants souhaitant quitter le pays.
Malgré la condamnation par le président sud-africain Cyril Ramaphosa des attaques anti-immigrés, son gouvernement continue d'être critiqué pour ce que les observateurs considèrent comme une réponse inadéquate face à l'escalade des tensions.
À l'approche des manifestations annoncées, l'Afrique du Sud se trouve confrontée à un défi de taille : maintenir sa stabilité intérieure et préserver son image de destination touristique et d'investissement parmi les plus importantes du continent africain.


