Alliances internationales pour lutter contre l'exploitation minière illégale : que se passe-t-il au Congo ?
La guerre du cobalt fait rage.

Écrit par Omnia Hassan
La république est en mouvement Congo La démocratie prend des mesures nouvelles et décisives pour lutter contre l'exploitation illégale du cobalt, l'un des minéraux stratégiques les plus importants au monde, grâce à de larges partenariats avec de grandes sociétés minières internationales, dans le but d'imposer un contrôle sur un secteur qui souffre depuis des années du chaos et des atteintes à la sécurité.

L'entreprise publique General Cobalt (EGC) pilote ces efforts à travers un plan visant à réglementer l'exploitation minière artisanale et à réduire la prospection non réglementée dans les concessions des grandes entreprises opérant dans le pays.
Un plan visant à réglementer l'exploitation minière artisanale
L'agence recherche Congolais Afin d’allouer des zones spécifiques au sein des sites miniers officiels pour permettre aux travailleurs artisanaux d’exercer leur activité de manière légale et organisée, garantissant ainsi de meilleures conditions de travail et une réduction des risques liés à la sécurité et aux opérations.
L'exploitation minière artisanale est une source de revenus pour des centaines de milliers de Congolais, mais elle représente en même temps un défi majeur pour les sociétés minières mondiales en raison de l'infiltration constante des sites de production et des accidents dangereux et des perturbations qui en découlent et qui affectent le flux de travail.
Le PDG de l'entreprise, Eric Calala, a déclaré que cette initiative représente une “ solution sociale ” visant à alléger la pression sur les entreprises et à trouver un équilibre entre les intérêts des investisseurs et les besoins des communautés locales.
Des partenariats internationaux pour soutenir l'initiative
Dans le cadre de cette stratégie, EGC a signé son premier accord de coopération avec Eurasian Resources Group, qui gère d'importants gisements de cuivre et de cobalt au Congo, et est actuellement en négociations avec d'autres sociétés internationales, notamment la chinoise Zhengton Congo Resources et l'américaine Virtuos Minerals.
Ces alliances visent à identifier les sites désignés pour l'exploitation minière artisanale au sein des concessions existantes, tout en préservant le statut juridique des permis miniers d'origine.
Une nouvelle force de sécurité pour protéger les mines
Parallèlement à ces mesures, le gouvernement congolais a récemment dévoilé un plan visant à créer une force paramilitaire spécialisée dans la protection des mines et la surveillance des activités minières.
Le plan vise à déployer environ 3 000 personnes armées d’ici la fin de l’année, ce nombre devant atteindre 20 000 “ gardes miniers ” d’ici 2028.
Malgré les rumeurs de soutien américain et émirati au projet, l'ambassade des États-Unis a confirmé que Washington ne finance actuellement aucune unité de sécurité pour surveiller les mines, soulignant son soutien continu à la stabilité économique et au partenariat stratégique avec le Congo.



